TERRARIUMNATURE; "élever pour ne pas prélever"

La chronique de TERRARIUMNATURE



Mai 2007 En réponse à des propos tenus à notre égard dans un forum "reptiles"


Nous sommes tombés par hasard sur des attaques sur le forum du "monde des reptiles", nous concernant.
Malgré le peu de temps que nous pouvons consacrer à ce genre d'exercice, nous tenons à faire quelques mises au point.

Nous n'élevons pas des reptiles depuis 2, 5, ou 7 ans, mais depuis 25 ans. Nous sommes venus à nos terrariums de "communauté climatique" après plusieurs années de terrariophilie "classique" dans des "cubes en verre".
Certes, tout le monde ne peut pas consacrer 35 m3 à un terrarium de lézards tropicaux et notre propos ne vise pas à détracter des terrariophiles sérieux et passionnés qui pratiquent leurs élevages dans des conditions plus classiques.

Nous remercions la personne qui a visité nos installations en se gardant bien d'ouvrir le débat sur place ;nous nous sommes ouverts en toute franchise à cette personne, comme à tous ceux que nous rencontrons car nous ne cachons rien, le but étant de faire progresser mutuellement nos connaissances.

Note; sur la photo, qui a été faite par nous même, il s'agit d'une femelle pogona vitticeps en train de ventiler sous le point chaud : si plusieurs animaux sont regroupés à cet endroit, c'est justement à cause de cette lampe, elle pèse 400 g, et n'est pas maigre du tout.
Quant à celle d'un Pogona grimpé dans un "plumbago" qui garnit le haut de la véranda au dessus d'un décor rocheux ; croyez vous que des lézards partiellement végétariens vivent dans un biotope dénué de toute végétation: il s'agit là vraiment d'une critique constructive.

Nous commencerons par les points positifs constatés (15 ans de recul), dans nos installations par rapport à nos premières années de terrariums classiques.

Croissance des lézards
L'espace, la possibilité de vrais gradients thermiques (et non le peu de degrés de différences que permettent 50 ou 80 cm entre 2 points) la possibilité, grâce au volume, d'installer plusieurs émetteurs de lumière de fortes puissance, nous ont permis d'obtenir des individus de grande taille, musclés, bien constitués.
Nous ne sommes pas loin de penser que les grandes espèces d'élaphes (obsoleta et taeniura) bénéficient également, en terme de croissance, d'un grand volume.
Comportement;
Assister à des comportements naturels est la récompense de bien des heures de labeur, mais ça vaut le coup quand on s'émerveille encore devant la nature; ( ce qui est peut être incompatible avec une nouvelle forme de terrariophilie basée sur la collectionnite, la chasse au reptile dernier cri).
Prétendre avoir fait le tour de telle ou telle espèce en 2 ans pour passer à une autre et ainsi de suite, est un état d'esprit qui nous attriste et nous révolte.

Plongeons et nage des Basilics et des Physignathus...Saviez vous que Physi cocincinus et Physi lessueurii ne nagent pas du tout de la même manière?
Le Pogona vitticeps, dans des conditions climatiques normales est loin d'être le "NAC" placide affalé presque toute la journée sur son "support", (à propos nous sommes d'ailleurs contre cette appellation NAC pour les reptiles)
Que ceux qui conseillent l'installation d'un Pogona dans ½ voir 1 m³, viennent voir le comportement de ces animaux dans une véranda à 40°C (point chaud à plus de 50°C ) avec possibilité bien sûr de se rafraîchir à 30°C, puis la nuit à 20°C.
Une danse de deux mâles élaphes ( obsoleta obsoleta et obsoleta lindheimeri phase leucistic) à travers tout le terrarium, au bord du bassin, en haut sur des branches, pendant la période de reproduction, chaque année, toujours les deux mêmes, des heures durant, dressés face à face, est un spectacle qui nous réjouit, naïf que nous sommes!
Nous pourrions citer des wagons d'observations sur les parades, les signaux, etc .....malgré la cohabitation avec les autres espèces!

A l'intention de celui qui a trouvé qu'un terrarium de 3m³ complété par une véranda de 4 m³ (utilisée en dehors de l'hivernage), est trop petit pour 5 Pogonas, 5 Uromastyx, 3 Crotaphytus et 8 Eublépharis ( actuellement plus que 4); nous répondons que nous sommes bien d'accord et nous avons le plaisir d'annoncer que nous sommes en plein travaux pour refaire nos installations de "communauté climatique" ailleurs en pus grand et plus perfectionné, entre autre grâce à l'utilisation de l'énergie solaire (chauffage sol et murs)
Volumes prévus;

>Lézards tropicaux; environ:50 m³
>Lézards désertiques; 2 pièces d'environ 30 m³ chacune:
> et les différentes vérandas totalisant une longueur de 16 m en communication avec chacun des terrariums.
> Terrarium Élaphes, Pituophis ,Goniosoma; environ 30 m² au sol

A terme, une fois installés et après une période de mise au point des différentes régulations, nous prévoyons de construire un enclos extérieur communiquant avec l'un des terrariums désertiques pour l'été. Une chappe équipée de chauffage par le sol est déjà prête dans ce but.
Notre site internet rendra compte de tout cela quand nous aurons déménagé, mais il faudra nous laisser le temps que nos animaux s'adaptent, et après seulement nous aurons beaucoup de choses à dire!

Dernière mise au point par rapport au dialogue nous concernant sur le forum: nos élaphes américaines, et elles seules, se "croisent" dans notre terrarium comme cela peut arriver là ou les aires de répartition naturelles des espèces se recouvrent.
Par contre, nous isolons chaque année un groupe de guttata à la sortie d'hibernation pour avoir plusieurs pontes de cette espèce. Jamais nous n'avons vendu de jeunes croisés sans que cela soit clair, et nous connaissons parfaitement l'origine de chaque jeune.
D'un point de vue purement terrariophile, a distinguer clairement de celui de conservation de la nature, quelle différence faites vous avec la production des phases en tout genre? L'action humaine a transformé un grand nombre d'espèces, a tel point que l'on ne reconnaît souvent même plus l'animal d'origine. Mais quand il s'"agit d'un boïdé, ça fait chic!
Aujourd'hui, quand on achète une guttata apparemment normale, sa descendance peut se révéler de toute les couleurs, avec ou sans dessins. A côté de nos croisements d'espèces proches, nous conservons une souche de guttata dont nous sommes sûr qu'il ne sortira que des guttata naturelles et de plus il s'agit d'une souche magnifique.
Quand quelqu'un veut acquérir son premier serpent ou augmenter son groupe d'une coloration originale; quel est le plus "moral"? , lui vendre un jeune "croisé" solide ou :une "snow" dégénérée ou une leucistic aux gros yeux de carpes?

croisement guttata quadrivittata


Cycle saisonnier
En concevant nos "terrras de communauté climatique", nous avons mis en oeuvre des moyens techniques pour que les animaux entrent progressivement en hibernation dans leurs cachettes habituelles.
Reproduction
A part les Uromastyx ( nous n'avons pas jusqu'à maintenant de potentiel reproducteur) et les physi. Lesueurii (nous n'avons acquis une jeune femelle qu'en octobre 2006); nos autres espèces ont toutes reproduit dans les conditions de cohabitation de nos terrariums.
Nous avons d'ailleurs eu le plaisir de capturer des basilics plumifrons nés dans le terrarium, pareil régulièrement pour les eublepharis, dans le terra désertique.
Des animaux stressés par la cohabitation se reproduiraient ils aussi régulièrement?
Longévité
Nos Eublepharis, âgés de 15 à 16 ans, ont toujours vécu avec des Uromastyx, et depuis 7 ans avec des Pogonas, leurs parents sont morts à 17 et 19 ans .
Un bon nombre de nos Elaphes ont plus de 15 ans, les doyens (guttata et obsoleta obsoleta) ont 17 et 18 ans.Chez nous les reptiles peuvent être vieux, plus très beaux, plus "utiles", et même coûter cher en soins vétérinaires.
Autre précision, nous n'avons jamais eu de problème de cohabitation entre basilics et physi, contrairement à ce qui a été dit par ???(ce qui est sympa sur Internet, personne ne donne son vrai nom...)

Maintenant venons en aux points négatifs; nos problèmes sont de 2 sortes
>1) Problèmes entre mâles d'une même espèce; c'est logique.
Quand nous avons voulu acquérir une femelle pour notre mâle pogona, un éleveur nous a vendu en fait un mâle, et comme nous ne nous séparons pas d'animaux que nous avons élevés un certain temps, cela a finit par poser problèmes, notre vétérinaire en sait quelque chose. En 2001, nous avons acquis une femelle. Grâce au volume, le trio a quand même vécu sans blessures graves de 2002 à 2005, la femelle reproduisant régulièrement. Puis le groupe étant passé à 5 individus, les confrontations se sont agravées, nous avons dû faire opérer le père à cause d'une nécrose de la queue située très haut. Depuis, les mâles sont séparés dès la sortie d'hivernage.


Nos Physi. Lesueurii, acquis pour un couple étaient en fait 2 mâles.L'été en véranda, se passait bien, mais le conflit reprenait de plus belle en automne, quand il fallait leur faire regagner le terrarium intérieur.Nous avons fini par construire un nouveau terrarium "d'isolement" ( 4 m³) pour les séparer. Y vit également un mâle basilic, frère du mâle resté avec une femelle dans le grand terra et isoler pour les mêmes raisons.

>2) Nous avons effectivement rencontré des problèmes de cohabitation entre mâles,Physi cocincinus et physi Lesueurii. Il n'est apparu qu'au bout de deux ans.Il se trouve que notre vieux mâle cocincinus est mort (de vieillesse) cet hiver .Actuellement donc, un couple de Physi Lesueurii, vit avec un couple de basilic plumifrons et 2 femelles cocincinus.
L'une d'elles nous a été donnée en 2006 ; complètement stressée par le mâle avec lequel elle vivait dans un terrarium de type "classique".
Elle était très petite et très maigre, alors qu'il s'agissait d'un jeune adulte. Elle avait été hospitalisée 2 semaines peu avant. Confiant de son état sanitaire, puisqu'elle avait été suivie par notre vétérinaire, nous avons décidé de la lâcher directement dans le terra "communautaire",car il n'y avait pas de temps à perdre pour rattraper la casse au niveau du développement. Pendant les 7 premiers mois, nous ne l'avons presque jamais vue: juste une grande vague dans le bassin attestant qu'elle avait plongé au simple bruit de l'ouverture de la porte du bâtiment.
Après avoir nourri les autres lézards? nous laissions systématiquement plusieurs souriceaux dans un bac: nous ne l'avons à ce jour jamais vu manger. Par contre, depuis le début de l'année, nous la voyons de plus en plus, souvent sur une branche sans qu'elle se cache à notre arrivée: c'est devenu un bel adulte!




page d'accueil
page 1 Une conception pour des terrariums de grands volumes
page 2 des indicateurs d'équilibre dans ce type de terrarium
page 3 aspects techniques de ces terrariums
Page 4 terrarium de climat tropical humide
Page 5 Terrarium de climat méditerranéen.
Page 6 Terrarium de climat désertique.
Page 7 Particularité des éclairages.
PAGE 8 NAISSANCES 2011et 2012; mise à jour Avril 2012
Page 9 Galerie photo
Page 10 Documents annexes
chronique de terrariumnature Mai 2008;sur physignathus cocincinus