Nous sommes tombés par hasard sur des attaques sur le forum du "monde des reptiles", nous concernant.
Malgré le peu de temps que nous pouvons consacrer à ce
genre d'exercice, nous tenons à faire quelques mises au point.
Nous n'élevons pas des reptiles depuis 2, 5, ou 7 ans, mais
depuis 25 ans. Nous sommes venus à nos terrariums de
"communauté climatique" après plusieurs années de
terrariophilie "classique" dans des "cubes en verre".
Certes, tout le monde ne peut pas consacrer 35 m3 à un terrarium
de lézards tropicaux et notre propos ne vise pas à
détracter des terrariophiles sérieux et passionnés
qui pratiquent leurs élevages dans des conditions plus
classiques.
Nous remercions la personne qui a visité nos installations en se
gardant bien d'ouvrir le débat sur place ;nous nous sommes
ouverts en toute franchise à cette personne, comme à tous
ceux que nous rencontrons car nous ne cachons rien, le but étant
de faire progresser mutuellement nos connaissances.
Note; sur la photo, qui a été faite par nous
même, il s'agit d'une femelle pogona vitticeps en train de
ventiler sous le point chaud : si plusieurs animaux sont
regroupés à cet endroit, c'est justement à cause
de cette lampe, elle pèse 400 g, et n'est pas maigre du tout.
Quant à celle d'un Pogona grimpé dans un "plumbago" qui
garnit le haut de la véranda au dessus d'un décor rocheux
; croyez vous que des lézards partiellement
végétariens vivent dans un biotope dénué de
toute végétation: il s'agit là vraiment d'une
critique constructive.
Nous commencerons par les points positifs
constatés (15 ans de recul), dans nos installations par rapport
à nos premières années de terrariums classiques.
Croissance des lézards
L'espace, la possibilité de vrais gradients thermiques (et non
le peu de degrés de différences que permettent 50 ou 80
cm entre 2 points) la possibilité, grâce au volume,
d'installer plusieurs émetteurs de lumière de fortes
puissance, nous ont permis d'obtenir des individus de grande taille,
musclés, bien constitués.
Nous ne sommes pas loin de penser que les grandes espèces d'élaphes (obsoleta et taeniura) bénéficient également, en terme de croissance, d'un grand volume.
Comportement;
Assister à des comportements naturels est la
récompense de bien des heures de labeur, mais ça vaut le
coup quand on s'émerveille encore devant la nature; ( ce qui est
peut être incompatible avec une nouvelle forme de terrariophilie
basée sur la collectionnite, la chasse au reptile dernier cri).
Prétendre avoir fait le tour de telle ou telle espèce en
2 ans pour passer à une autre et ainsi de suite, est un
état d'esprit qui nous attriste et nous révolte.
Plongeons et nage des Basilics et des
Physignathus...Saviez vous que Physi cocincinus et Physi lessueurii ne
nagent pas du tout de la même manière?
Le Pogona vitticeps, dans des conditions climatiques normales est loin
d'être le "NAC" placide affalé presque toute la
journée sur son "support", (à propos nous sommes
d'ailleurs contre cette appellation NAC pour les reptiles)
Que ceux qui conseillent l'installation d'un Pogona dans ½ voir
1 m³, viennent voir le comportement de ces animaux dans une
véranda à 40°C (point chaud à plus de 50°C
) avec possibilité bien sûr de se rafraîchir
à 30°C, puis la nuit à 20°C.
Une danse de deux mâles élaphes ( obsoleta obsoleta et
obsoleta lindheimeri phase leucistic) à travers tout le
terrarium, au bord du bassin, en haut sur des branches, pendant la
période de reproduction, chaque année, toujours les deux
mêmes, des heures durant, dressés face à face, est
un spectacle qui nous réjouit, naïf que nous sommes!
Nous pourrions citer des wagons d'observations sur les parades, les
signaux, etc .....malgré la cohabitation avec les autres
espèces!
A l'intention de celui qui a trouvé qu'un terrarium de 3m³
complété par une véranda de 4 m³
(utilisée en dehors de l'hivernage), est trop petit pour 5
Pogonas, 5 Uromastyx, 3 Crotaphytus et 8 Eublépharis (
actuellement plus que 4); nous répondons que nous sommes bien
d'accord et nous avons le plaisir d'annoncer que nous sommes en plein
travaux pour refaire nos installations de "communauté
climatique" ailleurs en pus grand et plus perfectionné, entre
autre grâce à l'utilisation de l'énergie solaire
(chauffage sol et murs)
Volumes prévus;
>Lézards tropicaux; environ:50 m³
>Lézards désertiques; 2 pièces d'environ 30 m³ chacune:
> et les différentes vérandas totalisant une longueur de 16 m en communication avec chacun des terrariums.
> Terrarium Élaphes, Pituophis ,Goniosoma; environ 30 m² au sol
A terme, une fois installés et après une période
de mise au point des différentes régulations, nous
prévoyons de construire un enclos extérieur communiquant
avec l'un des terrariums désertiques pour l'été.
Une chappe équipée de chauffage par le sol est
déjà prête dans ce but.
Notre site internet rendra compte de tout cela quand nous aurons
déménagé, mais il faudra nous laisser le temps que
nos animaux s'adaptent, et après seulement nous aurons beaucoup
de choses à dire!
Dernière mise au point par rapport au dialogue nous concernant
sur le forum: nos élaphes américaines, et elles seules,
se "croisent" dans notre terrarium comme cela peut arriver là ou
les aires de répartition naturelles des espèces se
recouvrent.
Par contre, nous isolons chaque année un groupe de guttata
à la sortie d'hibernation pour avoir plusieurs pontes de cette
espèce. Jamais nous n'avons vendu de jeunes croisés sans
que cela soit clair, et nous connaissons parfaitement l'origine de
chaque jeune.
D'un point de vue purement terrariophile, a distinguer clairement de
celui de conservation de la nature, quelle différence faites
vous avec la production des phases en tout genre? L'action humaine a
transformé un grand nombre d'espèces, a tel point que
l'on ne reconnaît souvent même plus l'animal d'origine.
Mais quand il s'"agit d'un boïdé, ça fait chic!
Aujourd'hui, quand on achète une guttata apparemment normale, sa
descendance peut se révéler de toute les couleurs, avec
ou sans dessins. A côté de nos croisements
d'espèces proches, nous conservons une souche de guttata dont
nous sommes sûr qu'il ne sortira que des guttata naturelles et de
plus il s'agit d'une souche magnifique.
Quand quelqu'un veut acquérir son premier serpent ou augmenter
son groupe d'une coloration originale; quel est le plus "moral"? , lui
vendre un jeune "croisé" solide ou :une "snow"
dégénérée ou une leucistic aux gros yeux de
carpes?
Cycle saisonnier
En concevant nos "terrras de communauté climatique", nous avons
mis en oeuvre des moyens techniques pour que les animaux entrent
progressivement en hibernation dans leurs cachettes habituelles.
Reproduction
A part les Uromastyx ( nous n'avons pas jusqu'à maintenant de
potentiel reproducteur) et les physi. Lesueurii (nous n'avons acquis
une jeune femelle qu'en octobre 2006); nos autres espèces ont
toutes reproduit dans les conditions de cohabitation de nos terrariums.
Nous avons d'ailleurs eu le plaisir de capturer des basilics plumifrons
nés dans le terrarium, pareil régulièrement pour
les eublepharis, dans le terra désertique.
Des animaux stressés par la cohabitation se reproduiraient ils aussi régulièrement?
Longévité
Nos Eublepharis, âgés de 15 à 16 ans, ont toujours
vécu avec des Uromastyx, et depuis 7 ans avec des Pogonas, leurs
parents sont morts à 17 et 19 ans .
Un bon nombre de nos Elaphes ont plus de 15 ans, les doyens (guttata et
obsoleta obsoleta) ont 17 et 18 ans.Chez nous les reptiles peuvent
être vieux, plus très beaux, plus "utiles", et même
coûter cher en soins vétérinaires.
Autre précision, nous n'avons jamais eu de problème de
cohabitation entre basilics et physi, contrairement à ce qui a
été dit par ???(ce qui est sympa sur Internet, personne
ne donne son vrai nom...)
Maintenant venons en aux points négatifs; nos problèmes sont de 2 sortes
>1) Problèmes entre mâles d'une même espèce; c'est logique.
Quand nous avons voulu acquérir une femelle pour notre
mâle pogona, un éleveur nous a vendu en fait un
mâle, et comme nous ne nous séparons pas d'animaux que
nous avons élevés un certain temps, cela a finit par
poser problèmes, notre vétérinaire en sait quelque
chose. En 2001, nous avons acquis une femelle. Grâce au volume,
le trio a quand même vécu sans blessures graves de 2002
à 2005, la femelle reproduisant régulièrement.
Puis le groupe étant passé à 5 individus, les
confrontations se sont agravées, nous avons dû faire
opérer le père à cause d'une nécrose de la
queue située très haut. Depuis, les mâles sont
séparés dès la sortie d'hivernage.
Nos Physi. Lesueurii, acquis pour un couple étaient en fait 2
mâles.L'été en véranda, se passait bien,
mais le conflit reprenait de plus belle en automne, quand il fallait
leur faire regagner le terrarium intérieur.Nous avons fini par
construire un nouveau terrarium "d'isolement" ( 4 m³) pour les
séparer. Y vit également un mâle basilic,
frère du mâle resté avec une femelle dans le grand
terra et isoler pour les mêmes raisons.
>2) Nous avons effectivement rencontré
des problèmes de cohabitation entre mâles,Physi cocincinus
et physi Lesueurii. Il n'est apparu qu'au bout de deux ans.Il se trouve
que notre vieux mâle cocincinus est mort (de vieillesse) cet
hiver .Actuellement donc, un couple de Physi Lesueurii, vit avec un
couple de basilic plumifrons et 2 femelles cocincinus.
L'une d'elles nous a été
donnée en 2006 ; complètement stressée par le
mâle avec lequel elle vivait dans un terrarium de type
"classique".
Elle était très petite et très maigre, alors qu'il
s'agissait d'un jeune adulte. Elle avait été
hospitalisée 2 semaines peu avant. Confiant de son état
sanitaire, puisqu'elle avait été suivie par notre
vétérinaire, nous avons décidé de la
lâcher directement dans le terra "communautaire",car il n'y avait
pas de temps à perdre pour rattraper la casse au niveau du
développement. Pendant les 7 premiers mois, nous ne l'avons
presque jamais vue: juste une grande vague dans le bassin attestant
qu'elle avait plongé au simple bruit de l'ouverture de la porte
du bâtiment.
Après avoir nourri les autres lézards? nous laissions
systématiquement plusieurs souriceaux dans un bac: nous ne
l'avons à ce jour jamais vu manger. Par contre, depuis le
début de l'année, nous la voyons de plus en plus, souvent
sur une branche sans qu'elle se cache à notre arrivée:
c'est devenu un bel adulte!