>Les jeunes
Physignathus cocincinus,lâchés
dans le terrarium "tropical" lorsqu'ils commençaient à
manger des souriceaux (ils pesaient alors:60 g.);ont ensuite
été matures sexuellement dès l'âge de 1 an;
poids des femelles :300g.
Les 2 femelles nées chez nous, et qui vivent actuellement dans
ce terrarium, sont devenues très grandes; 21 et 22 cm de
longueur nez cloaque, pour une longueur totale de 77 et 83 cm, et un
poids de 500 et 600 g.
>Les
Basiliscus plumifrons, (1° et 2°
génération) ont été matures sexuellement
dès l'âge de 10 mois. A 12 mois,les mâles ont les
crêtes et le casque déjà complètement
développés.
>Les
Physignathus lesueurii,2 jeunes mâles âgés de 1 an, pesaient 80 et 144 g, à leur arrivée chez nous.
Après 2 mois en terrarium de quarantaine, ils ont
été lâchés dans le terrarium "tropical" (ils
pesaient alors; 96 et 180 g).
6 mois après, ils pesaient 340 et 455 g.
Au bout d'1 an; ils pèsent 400 et 600 g.
>Nous nous posons aussi une question ;est ce que la taille des
terrariums peut jouer un rôle dans la croissance des grandes
espèces d'élaphes .
-Exemple, 1 couple d'
élaphe obsoleta obsoleta
acquis à lâge de 3 ans, les animaux avaient
été élévé en "tiroir"; le mâle
pesait alors 285 g.
Par la suite
l'évolution de son poids dans le terrarium "élaphes" fut la suivante ;
Régulière et prolifique chez les
elaphes ,là, rien d'original.
Les
eublepharis,
partageant le terrarium avec les autres lézards de même
biotope, ont toujours reproduit régulièrement.Nous les
isolons le temps d'une ponte pour récupérer quelques
oeufs, chaque année. Mais plusieurs jeunes naissent
régulièrement dans le terrarium; nous les attrapons, de
nuit, "à la torche".Nous avons même retrouvé 1
jeune après hibernation dans la véranda, il était
subadulte et bien sûr complètement sauvage.
En octobre 2003, 7
basiliscus plumifronssont
nés dans le terrarium. Les parents y vivaient depuis le mois de
juin.L'incubation des oeufs, s'est donc réalisée, sans
notre intervention, dans les conditions de substrat, de
température et d'hygrométrie, du terrarium lui-même.
En 2003 les
crotaphytus collaris ont reproduits 1 an après leur introduction dans le terrarium "désertique".
En 2004, les jeunes nés en 2003 ont également reproduit.
Dans nos terrariums "désertiques" et
"élaphes", les animaux hibernent " en place", dans leurs
cachettes habituelles.
Par action sur les différents réglages;
*thermostats des résistances
*thermostats des radiateurs
*extinction progressive des "points chauds"
*tout en tenant compte de l'influence des températures extérieures
la baisse se fait alors sur une quinzaine de jours. Les animaux entrent
ainsi en hibernation dans leur environnement habituel, ce qui limite le
facteur stress durant cette période qui est malgré tout
"à risques".
Remarques concernant les conditions d'hibernation particulières dans ces terrariums de grands volumes;
>il existe,durant toute cette période, un gradient de
température (gradient de température dont les limites
respectent les seuils pour les espèces concernées);
dans le terrarium des lézards, les pogonas
occupent la partie haute du terrarium où les températures
sont plus élevées: les terriers sont maintenus à
14-15°C pour les uromastix. Les petites espèces :crotaphytus et eublepharis, se glissent dans des cachettes encore plus fraiches:
Dans le terrarium des elaphes,les
températures sont plus élevées dans la partie qui
touche le terrarium des lézards, et plus basses dans la partie
côté véranda, et sous le bassin.
>Déjà, à partir d'octobre, les
pogonas et les
uromastix ,
dans la véranda, ressentent la diminution de luminosité
et de chaleur, même si les lampes maintiennent une
température d'activité correcte
>
crotaphytus collaris et uromastix ,commencent par
alterner des périodes d'activité et de disparition dans
les terriers ;cela durant octobre et novembre; alors que nous
n'enclenchons réellement le processus qu'en décembre.
4/ les comportements:
>Chez les
élaphes,
nous assistons chaque année, à des poursuites et des
parades nuptiales, mais , plus spectaculaires, à de
véritables "danses" entre le mâle
obsoleta obsoleta et le mâle
obsoleta lindheimeri leucistique.
>Les femelles
physignathus cocincinus
ont aussi un comportement territorial: les 2 femelles, pourtant
élevées ensemble depuis leur naissance, l'expriment
à plusieurs mètres de distance; "moulinets"
alternés des membres antérieurs, hochements de la
tête comme les mâles et, comble de l'excitation, vibration
de la queue. Si la deuxième femelle répond à la
dominante par un comportement identique, cela déclenche
l'attaque, si elle ne le fait pas ,il n'y aura pas d'attaque.
>Lors du nourrissage, les
basiliscus plumifrons
viennent littéralement nous "dérober" les souriceaux
dès que l'on ouvre la porte et ils traversent le bassin si vite
avec leur butin, qu'ils s'enfoncent à peine dans l'eau.
>Les
physignathus cocincinus nagent tête immergée,membres le long du corps, se propulsant avec la queue.
>Les
physignathus lesueurii eux, nagent comme les chiens, tête soulevée au dessus de l'eau.
>Les femelles
pogona ont un comportement très particulier;
.2 femelles cohabitent:la mère et la fille; durant la
période de reproduction, particulièrement au
début, nous avons vu la mère poursuivre sa fille,
l'attraper à la nuque ou s'arquebouter le long de son corps,
dressée "en biais", gueule ouverte et gorge noire. Le reste de
l'année, elles cohabitent sans aucune manifestation
particulière.
Les femelles ont 2 types de réponses à l'excitation des mâles:
*la première semble destinée à les maintenir
à distance: ce comportement ressemble à celui des jeunes
quand ils vivent en groupe; moulinets des membres
antérieurs,mais contrairement aux
physignathus , ils sont exécutés si lentement , qu'elles ressemblent à des danseuses indiennes.
*la deuxième, semble exprimer la soumission :elles executent, toujours très lentement, des "pompes".
>Les
crotaphytus collaris
malgré leur petite taille, utilisent tout le terrarium pendant
leur activité diurne, particulièrement en période
de reproduction;face aux parades des mâles, les femelles se
dressent sur leurs pattes, gorge gonflée.
On les trouve tour à tour, affalés sous les
lampes,membres postérieurs en grand écart latéral,
ou juchés sur le dos des
pogonas et des
uromastix
prenant leur" bain de soleil", puis déambulant la queue
dressée verticalement ,(alors qu'en position de sommeil,elle est
roulée en "escargot ").